Mairie de ParisUn jeu ridicule


Depuis maintenant quelques semaines, et particulièrement ces derniers jours, les quatre opérateurs de téléphonie mobile ont recommencé à se livrer au petit jeu du « c’est moi qui ai la plus grosse » à propos du déploiement de l’offre de 4e génération, dite « 4G ».

Une annonce par-ci, une réponse par-là, une surenchère de l’autre côté, dans une précipitation évidente, et tout ça alors que les consommateurs ne sont pas, dans leur immense majorité, équipés de terminaux mobiles capables de recevoir cette fameuse 4G. Dans ce grand jeu de dupes, bien malin qui saura choisir son opérateur en fonction de la « qualité » de son réseau. Et, étrangement, plus personne ne communique sur le prix des abonnements ou leur contenu, ce qui est pourtant ce qui devrait nous intéresser au premier chef.

Simple conséquence de la libre concurrence entre opérateurs direz-vous ?  Je continue de penser qu’il s’agit d’une concurrence stupide quand elle porte sur les infrastructures et non sur les prix ou les contenus. D’autant plus stupide qu’elle incite les opérateurs à installer chacun leur réseau, le plus vite possible, sans coordination, sans prudence et avec pour résultat des zones qui seront sur-couvertes, et d’autres abandonnées car jugées moins cruciales.

Heureusement la Ville de Paris est protégée par une charte de bonne volonté entre elle et les opérateurs, qui nous permet de réguler tant bien que mal cette course idiote. Mais ce n’est qu’une régulation et pas une solution alternative, et surtout cela laisse nos voisins et collègues des autres collectivités locales françaises sans protection.

Il existe pourtant une autre voie, celle de la mutualisation des réseaux entre les quatre opérateurs et de l’interopérabilité de leurs antennes. Une solution qui permettrait à la fois le développement technologique, une bonne couverture nationale et locale, un bon niveau de service pour les consommateurs, et l’exposition la plus faible possible aux effets des ondes électromagnétiques qui restent sujet à inquiétude.

Une nouvelle fois j’appelle le gouvernement et le parlement à se saisir de cette question pour jouer leur rôle : la régulation du marché et la défense des intérêts des consommateurs et des citoyens.