Mao Peninou http://maopeninou.eu Adjoint au Maire de Paris, élu du 19e arrondissement Tue, 31 Jan 2017 20:11:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 J’ai décidé de soutenir la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron http://maopeninou.eu/jai-decide-de-soutenir-campagne-presidentielle-demmanuel-macron.html Tue, 31 Jan 2017 20:11:41 +0000 http://maopeninou.eu/?p=598 J’ai décidé de soutenir la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. C’est le fruit d’une réflexion personnelle engagée depuis plusieurs mois et qui a abouti au début de la semaine précédant le premier tour de la Primaire Citoyenne organisée, notamment, par le Parti Socialiste.

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J’ai décidé de soutenir la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. C’est le fruit d’une réflexion personnelle engagée depuis plusieurs mois et qui a abouti au début de la semaine précédant le premier tour de la Primaire Citoyenne organisée, notamment, par le Parti Socialiste. C’est une décision qui n’était pas évidente à prendre après plus de 25 ans à militer au PS, mais que j’assume pleinement. Elle n’a rien à voir avec les résultats de la primaire et aurait été la même quel que soit le résultat, mais j’y reviendrai. C’est d’abord parce que je me sens en phase avec la démarche politique qu’il a entamée et l’orientation qu’il lui donne. On glose beaucoup sur sa supposée « absence de programme », qui pourtant se précise de jour en jour à encore 3 mois de l’échéance. Mais, et c’est ce que j’attends d’un candidat à Présidence de la République, personne ne peut lui enlever la force de son orientation politique.

Elle part d’un constat, une société vitrifiée où les inégalités se reproduisent, de l’école au lieu de vie, où les corporatismes, les rentes, les castes, les reproductions sociales bloquent toute fluidité du système. Elle y applique une volonté fondamentalement progressiste : réduire les inégalités, combattre les déterminismes sociaux, donner à chacun les moyens de l’émancipation. Et une méthode : donner plus à ceux qui ont moins en capital financier, social, culturel ; garantir les accès égaux ; casser les rentes de situation ; donner les moyens à ceux qui veulent prendre des initiatives de le faire : investir dans l’innovation. De la réforme scolaire incluant l’autonomie des équipes, au renforcement du dialogue social au sein même des entreprises, c’est aussi une vision de la confiance qui doit être accordée au travail en commun « à la base » et à l’élaboration de projets collectifs. L’autre constat c’est celui d’un monde bouleversé par le retour de modèles politiques autoritaires, nationalistes, religieux et souvent agressifs. Dans ce cadre l’urgence politique européenne n’est que plus forte. Je suis convaincu que l’avenir pour la France c’est l’Union Européenne ou la vassalisation. Or, le risque de désagrégation est grand cette fois. Et si nous voulons le surmonter pour réussir l’Europe politique on ne pourra pas le faire seul. Il faudra discuter, convaincre et faire, de part et d’autre, des concessions. C’est la seule façon pour cet ensemble politique inédit dans l’histoire d’avancer. On peut continuer à rêver que l’Europe soit une grande France, mais soyons bien convaincus que nous sommes les seuls à en rêver. Je me reconnais dans la démarche résolument européenne d’Emmanuel Macron. Enfin je me reconnais dans les valeurs qu’il porte, sur l’accueil des réfugiés, le refus de la fermeture des frontières et d’une vision autoritaire de la société. « Parmi les illusions les plus dangereuses du temps présent, il y a celle de croire que nous pourrions éliminer le mal par les barrières, par les déchéances, par le fichage, par les camps, par l’oubli ou le mépris des Droits de l’Homme » (in Révolution). C’est une vision de la République qui respecte l’identité de chacun parce qu’elle refuse l’instrumentalisation identitaire. Cette orientation je l’ai partagée avec Michel Rocard et DSK ces dernières années, on peut aussi la faire remonter à Blum et Mendès. Elle est capable de rassembler largement.

La deuxième raison tient à sa capacité à bousculer et transformer la structuration politique des partis de gauche, à mon sens à bout de souffle. Je suis entré au PS une première fois à la fin des années 80, alors étudiant, avant de le quitter en 1991 en désaccord avec la 1ere guerre du Golfe et d’y revenir très vite lors des États Généraux organisés par Michel Rocard après la défaite électorale de 1993. Je ne l’ai pas quitté depuis, y militant et y exerçant des fonctions locales, départementales et nationales. Aujourd’hui ce sont mes amis les plus proches qui le dirigent. Et n’arrivent pas plus que leurs prédécesseurs à le rénover et à l’ouvrir sur la société. C’est un fait, le PS s’est progressivement refermé, comme les autres partis de gauche d’ailleurs. Il est aujourd’hui largement calcifié, il est devenu lui-même un instrument de la reproduction sociale. Comme cadre de ce parti j’en prends ma très grande part de responsabilité. On aurait pu croire, j’en fus, que la parité puis la suppression du cumul des mandats permettraient une diversification, une ouverture, une plus grande porosité avec la société, il n’en est rien. Les mêmes parcours formatés par les grandes écoles de gestion administrative ou l’appareil du Parti et son cursus balisé des organisations de jeunesse aux mandats électoraux. Je suis le fruit de la deuxième branche, j’en connais la fraternité mais aussi l’aristocratie militante qu’elle forme. Toutes les tentatives de réformes, de rénovation des partis de gauche se sont échouées sur la verticalité des appareils, dans un moment où la révolution des réseaux sociaux fait resurgir l’horizontalité politique. Et rien dans la Primaire Citoyenne ne me laisse penser que cela puisse changer. Europe-Écologie, la campagne de Ségolène Royal, ou même celle de Bayrou en 2007, les Insoumis de Mélenchon, les Marcheurs de Macron, toutes ces démarches ont en commun la compréhension d’une inadaptation des structurations politiques traditionnelles. Pourtant ces dernières sont solides, toujours là, de plus en plus vides, n’évoluant plus, se reproduisant… Et laissant la tentation nationale-autoritaire prospérer. Il faut un grand vent extérieur pour forcer la transformation. Dans cette présidentielle, sur le champ social-démocrate, ou progressiste comme on voudra l’appeler, je pense que seul Emmanuel Macron est à la fois capable et volontaire pour le faire souffler.

C’est la troisième raison de ma décision. Je suis convaincu que la proposition progressiste, européenne, humaniste qu’incarne Emmanuel Macron peut remporter l’élection présidentielle et qu’elle est la seule dans ce champ politique à pouvoir le faire. C’est aussi sans doute une occasion historique de détacher le « centre » de la droite pour résister ensemble au national-populisme et à l’autoritarisme réac ; et, enfin, reprendre l’offensive. Je sais que ma démarche est sans doute moins confortable que celle consistant à penser que le balancier finit toujours par revenir, comme semblait le penser François Hollande ; ou qu’il faut prendre le temps de « refonder la gauche » pour être bien sûr de soi. Mais pour plus confortables qu’elles soient, je suis convaincu par l’expérience qu’elles ne mènent qu’à la reproduction et à l’échec. Or, nous avons besoin de gagner face à la droite et à l’extrême-droite.

Voilà, dans le flot de questions que l’on se pose au moment où l’on interroge son engagement politique, les trois raisons principales qui ont motivé ma décision à la mi-janvier. Et m’ont motivé à m’engager pleinement pour la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

Dès ma décision prise j’en ai informé Anne Hidalgo, dont je suis un des adjoints à la Mairie de Paris, et Jean-Christophe Cambadélis comme Premier Secrétaire du PS.

Depuis que je me suis engagé en 2013 auprès d’Anne Hidalgo dans les débuts de sa campagne pour Paris j’ai trouvé chez elle beaucoup de ce qui aujourd’hui m’amène à soutenir Emmanuel Macron. Sur l’Europe, sur l’innovation, sur la constitution d’une majorité large, plurielle, vivante. Sur sa manière de se projeter dans le futur pour imaginer et mettre en place les politiques d’aujourd’hui. Et aussi sur sa volonté de transformer la manière de faire de la politique, de la campagne Oser Paris à la mise en place du plus important budget participatif au monde. Pourtant, il y a aussi des divergences entre eux, et je ne surprendrai personne en disant qu’elle ne partage pas du tout mon choix ! Je persiste à penser que l’avenir sera dans l’addition de leurs forces. Comme d’ailleurs de l’ensemble des forces progressistes. Je la remercie de la qualité de la discussion politique qu’elle m’accorde, j’ai rarement été aussi heureux en politique que dans le travail que j’effectue dans son équipe. Je sais que, au-delà de la campagne présidentielle, je continuerai à ses cotés à Paris, et pas seulement.

J’ai informé Jean-Christophe Cambadélis comme 1er secrétaire d’abord, mais aussi comme l’homme auprès duquel j’ai milité pendant 20 ans et eu des discussions politiques éclairantes. Si notre discussion nous appartient, il me revient de dire que nous avons convenu ensemble deux choses : d’abord que je démissionnais immédiatement (le 20 janvier) de toutes mes fonctions au sein du PS (en particulier du Bureau National des Adhésions et de sa présidence), ensuite que je ne rendrai publique cette décision qu’à l’issue de la primaire pour ne pas la « polluer ». La politique et les médias sont un petit milieu et le secret n’y dure guère, je m’y suis cependant tenu pour ma part.

Je n’ai pas démissionné du PS, je me sens toujours socialiste, même si, conscient d’être en contradiction avec les décisions du PS, je ne peux plus y exercer de responsabilité. Il reviendra aux instances du PS de décider, quand elles le jugeront utile, de mon statut d’adhérent et de celui des socialistes qui ont ou auront fait le même choix que moi.

Deux dernières choses pour finir et ne pas laisser de doute. Au Parti Socialiste ce sont les permanents qui gèrent le fichier et en ont les accès, comme Président du Bureau National des Adhésions je n’y avais pas accès. Je ne peux donc transmettre les fichiers à quiconque. Cela serait d’ailleurs à la fois éthiquement scandaleux et légalement condamnable. Et je suis attaché à l’un comme à l’autre. Enfin je n’ai pas été candidat aux législatives dans le cadre du PS, je ne le serai pas plus dans un autre cadre politique. Le combat pour le mandat unique fait partie de mes convictions, je me l’applique depuis toujours et je suis très heureux de mon mandat actuel dans l’équipe d’Anne Hidalgo au service des Parisiennes et des Parisiens.

Merci à ceux qui m’ont lu jusqu’au bout.

En Marche !

 

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Un Tsar peut-il encore diriger toutes les Russies ? http://maopeninou.eu/tsar-peut-il-encore-diriger-les-russies.html Wed, 05 Mar 2014 15:00:58 +0000 http://maopeninou.eu/?p=567 Vagabondages
Vagabondages

Au-delà de la question ukrainienne qui nous préoccupe aujourd’hui, et dont j’ai déjà dit toute l’importance sur ce blog, on peut s’interroger sur les ambitions « panrusses » de Poutine, mais surtout sur leur crédibilité à moyen ou long terme.

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Au-delà de la question ukrainienne qui nous préoccupe aujourd’hui, et dont j’ai déjà dit toute l’importance sur ce blog, on peut s’interroger sur les ambitions « panrusses » de Poutine, mais surtout sur leur crédibilité à moyen ou long terme.

On a bien perçu la volonté de Poutine de réhabiliter, reconstruire, l’impérialisme russe, à la fois par son action internationale et par la nouvelle glorification des Tsars que furent Nicolas II ou Staline, chacun dans leur genre, mais tous deux appuyés sur une dimension nationaliste puissante.

Je reste convaincu que non seulement cette ambition de Poutine est nuisible à la construction d’un ordre mondial démocratique et multipolaire apaisé, mais surtout qu’il se trompe lourdement sur la possibilité de maintenir durablement un Empire Russe centralisé et autoritaire de Kiev à Vladivostok.

D’abord parce qu’il suffit de se replonger dans L’Empire éclaté de Mme Carrère d’Encause pour comprendre que la construction de cet empire eurasiatique durable relève d’une utopie incapable de résister aux dynamiques centrifuges à la fois nationales, religieuses et culturelles.

De tels espaces, au sens géographique du terme, ne peuvent être gouvernés en-dehors d’un modèle fédéral. C’est d’ailleurs bien là une des problématiques qui se pose au modèle français centralisé dans le cadre de la construction fédérale européenne. Or en choisissant la voie autoritaire Poutine va à l’inverse d’un fonctionnement fédéral.

Ensuite car, pour se maintenir, cet empire nécessite une centralisation économique à la fois peu adaptée à l’économie mondialisée moderne et facteur de corruption généralisée. En s’appuyant sur une oligarchie économique et des géants industriels, la Russie se condamne rapidement à l’installation d’une économie fermée, rentière et conservatrice. Ses potentiels de croissance sont d’ailleurs déjà en train de s’épuiser.

Enfin car la Russie n’échappe pas au développement des nouveaux moyens de communication. La société d’internet est antinomique avec la centralisation autoritaire, surtout quand cette société est d’ores et déjà traversée par des fractures culturelles importantes. Elle favorise l’émergence d’une société civile diverse et des contestations qui l’accompagnent sur le plan économique, écologique, social, religieux, etc.

L’ambition impériale de Poutine me semble donc vouée à l’échec à relativement court terme.

Si, comme moi, on partage l’analyse de mon ami Romain Blachier – http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/04/lest-lorient-250408 – qui voit dans la Russie de Poutine un modèle concurrent et hostile à la démocratie occidentale, il faut s’appuyer sur cette analyse de ses faiblesses intrinsèques pour gagner ce combat politique essentiel sans en passer par une confrontation militaire qui serait, au sens strict, apocalyptique.

Oui l’aspiration à une régulation internationale basée sur la démocratie, la multipolarité et les droits humains a reculé ces dernières années. Cela ne veut pas dire que le combat doit être abandonné et qu’il faut (re)construire notre propre impérialisme européen. Cela implique au contraire de rester ferme sur nos idéaux et nos principes, chercher des alliés dans les démocraties émergentes, soutenir les mouvements démocratiques et la pluralité chez nos adversaires. Notre pire ennemi serait le repli car, alors, nous nous mettrions dans la même impasse que Poutine.

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Sur nos frontières http://maopeninou.eu/sur-nos-frontieres.html Thu, 23 Jan 2014 15:20:46 +0000 http://maopeninou.eu/?p=560 Vagabondages
Vagabondages

A la vue des images venues de Kiev et des récits des copains qui se sont rendus sur place, le même frisson, la même émotion et la même consternation que celles rencontrées il y a quelques mois ou quelques années sur les rives sud et est de la méditerranée. 

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A la vue des images venues de Kiev et des récits des copains qui se sont rendus sur place, le même frisson, la même émotion et la même consternation que celles rencontrées il y a quelques mois ou quelques années sur les rives sud et est de la méditerranée. 

Le même frisson devant ces foules, souvent jeunes et étudiantes, qui défient des pouvoirs autoritaires et corrompus au nom de l’idéal de démocratie et de liberté et tournent leur regard vers l’Union Européenne comme lieu d’espoir et modèle de construction pacifique.

La même émotion devant les stratégies de répression qui les visent. Les matraques et les balles qui les frappent, les morts et les blessés qui s’accumulent. Les visages de colère et les larmes de désespoir.

La même consternation devant la prudence et l’inaction de l’Union Européenne. Incapable non seulement de parler d’une seule voix, de faire entendre son point de vue, mais aussi, surtout même, de proposer une perspective  politique commune à  ces peuples qui nous sont pourtant si proches et qui croient en nous.

Mais au-delà de ces frissons, de cette émotion, de cette consternation il y a la conviction profonde que l’Union Européenne fait une erreur stratégique grave pour son propre avenir. Il s’agit là de nos frontières orientale et australe. L’ouest et le nord étant occupés par l’eau et la neige c’est pourtant bien là que se trouvent nos perspectives, nos voisins, nos partenaires. En les abandonnant l’UE prend un risque à la fois externe et interne.

Externe car en laissant se mettre en place ou se perpétuer des régimes à l’opposé de nos valeurs et de nos pratiques, nous prenons avec eux le risque de la confrontation à terme et nous laissons aux autres puissances mondiales, notamment les moins démocratiques comme la Russie ou la Chine, toutes les marges de manœuvre pour imposer un glacis à nos frontières. L’Europe signifie ainsi sa disparition de la scène internationale et adresse un message de faiblesse dangereuse aux autres puissances continentales et à leurs impérialismes.

Interne aussi car en ignorant les révoltés de la démocratie nous les poussons à se tourner vers des formes de radicalisation nationaliste, religieuse et identitaire dont nous paierons chèrement le prix dans les mois et les années à venir en terme de terrorisme, d’isolement mais aussi par contagion, par l’explosion de ces formes de repli à l’intérieur même de l’Union.

Une nouvelle fois il nous faut dépasser nos frontières, savoir regarder plus loin, envisager l’avenir par la coopération, la solidarité et le soutien à tous les démocrates en lutte.

Une nouvelle fois il nous faut changer d’orientation européenne. Il est temps, il est l’heure de changer d’Europe pour changer le monde. C’est aussi ce que nous attendons de la gauche européenne. Les déclarations de Martin Schulz nous rassurent, l’attitude des gouvernements de Gauche en Europe moins…

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Je glane, tu manges, on réduit les déchets http://maopeninou.eu/je-glane-tu-manges-reduit-les-dechets.html Thu, 23 Jan 2014 15:03:39 +0000 http://maopeninou.eu/?p=554 Mairie de Paris
Mairie de Paris

Ce dimanche, en compagnie de François Dagnaud, Maire du 19e et de Yacine Chaouat, adjoint du 19e en charge de la propreté et des déchets, je visitais pour la première fois la Tente des Glaneurs qui vient d’ouvrir ses étals sur le marché de Joinville dans le nord du 19e arrondissement.

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Ce dimanche, en compagnie de François Dagnaud, Maire du 19e et de Yacine Chaouat, adjoint du 19e en charge de la propreté et des déchets, je visitais pour la première fois la Tente des Glaneurs qui vient d’ouvrir ses étals sur le marché de Joinville dans le nord du 19e arrondissement.

La « Tente des Glaneurs », drôle de nom pour une initiative qui nous vient de Lille. Il s’agit en fait d’une association qui participe à la fois du développement de la solidarité et des politiques de réduction et de recyclage des déchets. Ainsi chaque semaine une dizaine de « collaborateurs bénévoles » (soyons honnêtes, surtout de collaboratrices bénévoles !) font le tour des stands maraîchers vers 12h30 et récoltent auprès des commerçants les invendus du jour : fruits et légumes à la mauvaise présentation ou gâtés.

Ce dimanche, plus de 250 kilos ont ainsi été récoltés puis triés par l’association. A l’issue de ce tri les produits non consommables sont stockés pour servir de compost et le reste (plus de 200 kilos cette semaine) est réparti en sacs et distribué, à la fin du marché, auprès d’une quarantaine de personnes dans le besoin.

Depuis 3 semaines que cette initiative est lancée ce sont plus de 600 kilos de nourriture qui ont ainsi été redistribués à la fin du marché de Joinville ! Et près d’une tonne de déchets en moins à incinérer.

C’est sur le marché de Wazemmes à Lille, et soutenue par Martine Aubry, que cette association a vu le jour grâce à son fondateur Jean-Loup Lemaire, et c’est en découvrant son action dans le Nord que François Dagnaud et moi-même avons souhaité l’importer sur l’un des marchés les plus populaires de Paris. Les premiers succès de cette expérimentation parisienne nous conduiront probablement à une extension rapide sur d’autres marchés alimentaires.

Cette initiative prouve que pour transformer la ville, nous pouvons conjuguer préoccupation sociale et solidarité, avec une perspective de développement durable et de gestion intelligente de nos déchets. Et que ça marche !

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Quelle belle victoire ! http://maopeninou.eu/quelle-belle-victoire.html Tue, 19 Nov 2013 17:10:51 +0000 http://maopeninou.eu/?p=539 Mairie de Paris
Mairie de Paris

Hier soir, dans l’indifférence quasi générale, l’Assemblée Nationale a adopté en 2e lecture la loi sur le cumul des mandats, la rétablissant dans sa version originale après le vote au Sénat. Le vote solennel a lieu demain.

La première bonne nouvelle est sans doute justement que cela ait été adopté dans l’indifférence.

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Hier soir, dans l’indifférence quasi générale, l’Assemblée Nationale a adopté en 2e lecture la loi sur le cumul des mandats, la rétablissant dans sa version originale après le vote au Sénat. Le vote solennel a lieu demain.

La première bonne nouvelle est sans doute justement que cela ait été adopté dans l’indifférence. Cela veut sans doute dire que le débat est enfin clos. Tous les arguments ont été échangés et les députés, comme depuis longtemps le corps électoral, se sont rendus à l’évidence de la pertinence de cette avancée.
Aujourd’hui  je repense à ces années de combat pour que la France adopte enfin cette mesure démocratique de bon sens, déjà largement partagée dans le monde entier.

De bon sens car il s’agit simplement de faire en sorte que, quand on a un mandat donné par les citoyennes et citoyens, on consacre tout son temps à le mettre en œuvre. Qu’on ne mélange ni les genres (entre exécutif et législatif) ni les niveaux de décision. Séparer les différentes natures et niveaux de pouvoir est l’essence même de la démocratie.
C’est aussi une nouvelle victoire après des années de combat, mené par des générations et des individus, pour construire un instrument de rénovation et de renouvellement permanent de la vie politique. Car en organisant la diversité des pouvoirs on lutte aussi contre leur concentration et ce qui, trop souvent, devient un système quasi-féodal.

 
Ce combat on l’a mené, on l’a cru souvent perdu face aux conservatismes et aux intérêts particuliers. Je veux saluer aujourd’hui tous ceux qui s’y sont engagés. Souvent dans la difficulté locale, dans le mépris de « ceux qui avaient déjà », dans la conflictualité contre la défense d’un vieux système qui « avait fait ses preuves », celui d’une France qui 200 ans après avoir fait sa révolution garde une telle fascination pour les hommes providentiels, figures tutélaires, un brin aristos, un poil autoritaires et paternalistes, et pas mal populistes.

Une nouvelle fois la gauche a porté ce combat dans la Loi de notre pays. Il n’est jamais fini et, moi et d’autres, nous le continuerons, mais cette semaine une très grande étape a été franchie.

La lutte contre le cumul et pour la rénovation est une lutte permanente où l’esprit réformiste (toute avancée est bonne à prendre) est une nécessité absolue. A Paris avec Anne Hidalgo nous avons cette année franchi une nouvelle étape, devançant l’application future de la Loi. C’est un acquis qui restera mais je ne peux m’empêcher de penser que nous devrons continuer à nous battre pour les étapes futures et gagner, un jour prochain, le strict mandat unique pour les parlementaires.

 
Mais aujourd’hui saluons l’avancée réelle, félicitons-nous et remercions les acteurs qui l’ont portée :  merci à Jean-Marc Ayrault notre Premier Ministre, et merci à Christophe Borgel, rapporteur du texte à l’Assemblée Nationale et qui a brillamment animé les débats et convaincu. Cher Christophe, cher ami, je te dis ici combien je suis fier de toi. Une nouvelle fois.

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Le diesel et la Propreté de Paris http://maopeninou.eu/diesel-proprete-paris.html Tue, 08 Oct 2013 15:19:09 +0000 http://maopeninou.eu/?p=531 Mairie de Paris
Mairie de Paris

A propos de l’usage actuel et futur du diesel comme mode de propulsion des engins de la Propreté de Paris, on lit et entend beaucoup de choses ces derniers temps. Il est temps de faire le point.

Tout d’abord notons que c’est le 12 novembre 2012 que fut adoptée par le Conseil de Paris la décision de ne plus acheter aucun véhicule propulsé au diesel.

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A propos de l’usage actuel et futur du diesel comme mode de propulsion des engins de la Propreté de Paris, on lit et entend beaucoup de choses ces derniers temps. Il est temps de faire le point.

Tout d’abord notons que c’est le 12 novembre 2012 que fut adoptée par le Conseil de Paris la décision de ne plus acheter aucun véhicule propulsé au diesel.

Voici donc l’état actuel du parc :

  • Bennes de collecte : GNV (Gaz Naturel de Ville) 162 (soit 65%) , Diesel : 87 (soit 35%)
  • Laveuses de chaussée : GNV 53 (soit 70%), Diesel : 23 (soit 30%)

Si l’on ajoute les engins des prestataires privés, incluant les contrats conclus récemment et portant obligation de ne pas rouler au diesel, ces proportions montent même à 78% de GNV pour les bennes et 77% pour les laveuses de chaussée.

Au fur et à mesure du remplacement des engins le diesel est totalement éliminé.

Mais au-delà de la question du diesel,  nous sommes aujourd’hui dans une volonté d’éliminer progressivement la propulsion thermique (gazole, essence ou GNV) pour passer à la propulsion électrique.

Il existe aujourd’hui trois types d’engins :

– ceux fonctionnant totalement au thermique,

– ceux dits « hybrides »,

– ceux totalement électriques. 

Si pour les balayeuses/aspiratrices de trottoir il existe maintenant des modèles 100% électriques (produits par TENNANT, entreprise écossaise, Paris en a déjà achetés 14), ce n’est pas encore le cas pour les bennes (un seul modèle existant, testé actuellement dans les Hauts-de-Seine, mais uniquement en location et un modèle hybride, développé actuellement par Renault, lui aussi en location).  Il faut donc attendre que les constructeurs avancent pour s’équiper.

Enfin il faut parler coût : les motorisations GNV sont 40% plus chères que les modèles diesel. Les modèles électriques 100% plus chers (il en faudra aussi davantage, les bennes électriques ne pouvant effectuer qu’un seul service par jour contre deux pour les thermiques), à quoi il faut ajouter le coût de la modification des infrastructures des garages pour les équiper de transformateurs électriques.

Si Paris a résolument fait le choix de l’abandon total du diesel et souhaite s’engager fortement dans l’électrique, on voit donc que cela ne pourra se faire en un jour et que cela aura un prix conséquent.

 

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Vive Paris-Métropole 2024 ! http://maopeninou.eu/vive-paris-metropole-2024.html Mon, 09 Sep 2013 12:19:46 +0000 http://maopeninou.eu/?p=514 Mairie de Paris
Mairie de Paris

Avec la désignation, ce week-end, de la Ville de Tokyo pour accueillir les Jeux Olympiques de 2020, la voie est ouverte pour une candidature sur le continent en 2024.

100 ans après les Jeux de Paris, quelle meilleure occasion de défendre la candidature de Paris-Métropole ?

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Avec la désignation, ce week-end, de la Ville de Tokyo pour accueillir les Jeux Olympiques de 2020, la voie est ouverte pour une candidature sur le continent en 2024.

100 ans après les Jeux de Paris, quelle meilleure occasion de défendre la candidature de Paris-Métropole ?

Alors qu’après des mois de discussions la métropole parisienne semble sur la bonne voie pour émerger des débats parlementaires et que le Grand-Paris-Express semble enfin sur les rails.

Alors que nous sommes engagés dans un gigantesque défi pour permettre à la fois la construction de dizaines de milliers de logements, la mise en œuvre de la solidarité territoriale, et le renforcement de notre dynamisme économique.

Alors que le besoin de relance par les infrastructures se fait chaque jour plus sentir.

Oui, alors que Paris-Métropole avance, je suis convaincu qu’une candidature de l’ensemble de la métropole serait un formidable projet de mobilisation et d’entraînement.

Certains se voudront sans doute prudents, et à raison au vu de nos derniers échecs pour 2004 et 2012. Cela nécessitera la mobilisation de tous, un projet solide, à la fois patrimonial et axé sur les nouveaux développements de Paris.

Avec Paris-Métropole 2024, nous avons la chance de pouvoir mobiliser toutes les énergies ensemble et de dire au monde que le Nouveau Paris est arrivé, qu’il s’appelle Paris-Métropole, qu’il fédère, innove et inclut ses territoires. Ne laissons pas passer cette chance.

Vive #ParisMétropole2024 !

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Un jeu ridicule http://maopeninou.eu/jeu-ridicule.html Mon, 09 Sep 2013 10:39:16 +0000 http://maopeninou.eu/?p=505 Mairie de Paris
Mairie de Paris

Depuis maintenant quelques semaines, et particulièrement ces derniers jours, les quatre opérateurs de téléphonie mobile ont recommencé à se livrer au petit jeu du « c’est moi qui ai la plus grosse » à propos du déploiement de l’offre de 4e génération, dite « 4G ».

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Depuis maintenant quelques semaines, et particulièrement ces derniers jours, les quatre opérateurs de téléphonie mobile ont recommencé à se livrer au petit jeu du « c’est moi qui ai la plus grosse » à propos du déploiement de l’offre de 4e génération, dite « 4G ».

Une annonce par-ci, une réponse par-là, une surenchère de l’autre côté, dans une précipitation évidente, et tout ça alors que les consommateurs ne sont pas, dans leur immense majorité, équipés de terminaux mobiles capables de recevoir cette fameuse 4G. Dans ce grand jeu de dupes, bien malin qui saura choisir son opérateur en fonction de la « qualité » de son réseau. Et, étrangement, plus personne ne communique sur le prix des abonnements ou leur contenu, ce qui est pourtant ce qui devrait nous intéresser au premier chef.

Simple conséquence de la libre concurrence entre opérateurs direz-vous ?  Je continue de penser qu’il s’agit d’une concurrence stupide quand elle porte sur les infrastructures et non sur les prix ou les contenus. D’autant plus stupide qu’elle incite les opérateurs à installer chacun leur réseau, le plus vite possible, sans coordination, sans prudence et avec pour résultat des zones qui seront sur-couvertes, et d’autres abandonnées car jugées moins cruciales.

Heureusement la Ville de Paris est protégée par une charte de bonne volonté entre elle et les opérateurs, qui nous permet de réguler tant bien que mal cette course idiote. Mais ce n’est qu’une régulation et pas une solution alternative, et surtout cela laisse nos voisins et collègues des autres collectivités locales françaises sans protection.

Il existe pourtant une autre voie, celle de la mutualisation des réseaux entre les quatre opérateurs et de l’interopérabilité de leurs antennes. Une solution qui permettrait à la fois le développement technologique, une bonne couverture nationale et locale, un bon niveau de service pour les consommateurs, et l’exposition la plus faible possible aux effets des ondes électromagnétiques qui restent sujet à inquiétude.

Une nouvelle fois j’appelle le gouvernement et le parlement à se saisir de cette question pour jouer leur rôle : la régulation du marché et la défense des intérêts des consommateurs et des citoyens.

 

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20 ans après, 11 mois avant. http://maopeninou.eu/20-ans-apres-11-mois-avant.html Mon, 01 Jul 2013 12:37:43 +0000 http://maopeninou.eu/?p=488 Vagabondages
Vagabondages

Il y a 20 ans nous étions quelques-uns à manifester en solidarité avec les jeunes Croates en butte au nationalisme échevelé de Milosevic, contre ce qui allait devenir la dernière guerre en date sur le sol européen. Son cortège de massacres, d’épuration ethnique, de viols… Puis il y eut la Bosnie, le Kosovo…

Il y a 20 ans nous étions déjà quelques-uns à penser et à dire que l’avenir des « Slaves du sud » était dans l’Union Européenne, malgré justement la paralysie de cette Union à intervenir.

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Il y a 20 ans nous étions quelques-uns à manifester en solidarité avec les jeunes Croates en butte au nationalisme échevelé de Milosevic, contre ce qui allait devenir la dernière guerre en date sur le sol européen. Son cortège de massacres, d’épuration ethnique, de viols… Puis il y eut la Bosnie, le Kosovo…

Il y a 20 ans nous étions déjà quelques-uns à penser et à dire que l’avenir des « Slaves du sud » était dans l’Union Européenne, malgré justement la paralysie de cette Union à intervenir.

Avant d’être une union économique, l’UE est un projet politique, celui d’un continent où les conflits ne se règlent pas par la violence mais par la démocratie citoyenne. La Paix, la Liberté, la Prospérité et l’Égalité.
Aujourd’hui je salue, après la Slovénie, et en attendant la Serbie, la Bosnie, la Macédoine et le Kosovo, l’entrée de la Croatie dans l’Union Européenne.
Il reste tant de chemin à parcourir pour toucher notre idéal, tant de réorientations économiques, sociales et politiques à mener, que parfois l’euro-pessimisme l’emporte.

Dans 11 mois maintenant les citoyens et citoyennes de l’Union Européenne auront à nouveau à choisir l’orientation de l’Union pour les 5 ans à venir. Que l’entrée de la Croatie soit comme une piqûre de rappel : l’UE est un projet politique avant d’être un marché. C’est aux citoyens européens de choisir de renouveler et relancer cette ambition, ou de céder au fatalisme décliniste.

Nous avons 11 mois pour relancer l’Europe, en faire la terre de notre idéal. Et la gauche croate est plus que bienvenue pour mener ce combat avec nous.

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Cigarette : de la santé à la morale http://maopeninou.eu/cigarette-de-la-sante-a-la-morale.html Tue, 25 Jun 2013 14:28:31 +0000 http://maopeninou.eu/?p=476 Vagabondages
Vagabondages

D’abord vue comme un gadget, puis comme un phénomène de société, l’apparition de la cigarette électronique va-t-elle provoquer un changement de paradigme de l’Etat vis-à-vis de la cigarette ?

C’est ce que l’on peut craindre à l’annonce d’une prochaine législation d’interdiction de son usage dans les lieux publics.

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D’abord vue comme un gadget, puis comme un phénomène de société, l’apparition de la cigarette électronique va-t-elle provoquer un changement de paradigme de l’Etat vis-à-vis de la cigarette ?

C’est ce que l’on peut craindre à l’annonce d’une prochaine législation d’interdiction de son usage dans les lieux publics.

Revenons un peu en arrière. Ces dernières années c’est au nom de la santé de « l’autre » qui l’on a banni la cigarette des lieux publics (plus ou moins) fermés. Avec nos cigarettes nous menacions nos voisins/amis/enfants de « tabagisme passif ». C’est au nom de cela que les fumeurs ont été bannis des cafés, bureaux, réunions et transports. Soit. Après quelques réticences nous avons bien dû convenir que l’air est devenu en effet plus respirable, l’atmosphère plus conviviale et que les non-fumeurs peuvent enfin se réunir avec les fumeurs sans crainte d’étouffer. Mais la frustration restait et, du coup, les trottoirs ont été envahis de fumeurs, de jour comme de nuit.

L’apparition de la cigarette électronique semblait pouvoir réconcilier tout le monde. Beaucoup moins nocive pour le fumeur, elle est inodore et bénigne pour l’entourage, nous disent les premiers rapports scientifiques commandés (à raison) par le Ministère de la Santé. On aurait donc pu en rester là, avec une ou deux taxes pour remplir les caisses de l’Etat, qui en a bien besoin.

Que nenni ! C’est avec surprise que nous découvrons les projets de l’Etat dans ce domaine : interdiction de l’e-cigarette dans les lieux publics. Aurait-on trouvé un problème de santé ? Une composition inattendue de la fumée produite ? Non. Ce que l’on reproche à l’e-cigarette c’est de « donner le mauvais exemple », d’inciter par l’image.

On repense d’un coup à la pipe de Tati, à la cigarette de Delon et à la roulée de Lucky-Luke. Comme nous avions moqué les Américains et leur moralisme ! Et bien le voilà chez nous. Le problème n’est plus que nous menacions la santé de ceux qui sont à coté de nous mais que, par notre attitude, nous leur donnions le mauvais exemple.

On pourrait en rire. Je pense que c’est grave par le signe que cela donne sur la conception hygiéniste et morale de notre société. Car si un comportement individuel, qui ne menace en rien l’autre, est interdit au nom de l’exemplarité c’est l’idée même selon laquelle « ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre » qui est remise en cause.

La suite logique sera l’interdiction de la cigarette dans tout lieu où l’on est susceptible d’être vu par « l’autre ». Et peut-être un jour son interdiction totale.

Au-delà de la question de la cigarette c’est bien la question de la tentation permanente de la prohibition comme politique publique qui se pose.

J’y reviens très prochainement.

 

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