Mairie de ParisLe diesel et la Propreté de Paris


A propos de l’usage actuel et futur du diesel comme mode de propulsion des engins de la Propreté de Paris, on lit et entend beaucoup de choses ces derniers temps. Il est temps de faire le point.

Tout d’abord notons que c’est le 12 novembre 2012 que fut adoptée par le Conseil de Paris la décision de ne plus acheter aucun véhicule propulsé au diesel.

Voici donc l’état actuel du parc :

  • Bennes de collecte : GNV (Gaz Naturel de Ville) 162 (soit 65%) , Diesel : 87 (soit 35%)
  • Laveuses de chaussée : GNV 53 (soit 70%), Diesel : 23 (soit 30%)

Si l’on ajoute les engins des prestataires privés, incluant les contrats conclus récemment et portant obligation de ne pas rouler au diesel, ces proportions montent même à 78% de GNV pour les bennes et 77% pour les laveuses de chaussée.

Au fur et à mesure du remplacement des engins le diesel est totalement éliminé.

Mais au-delà de la question du diesel,  nous sommes aujourd’hui dans une volonté d’éliminer progressivement la propulsion thermique (gazole, essence ou GNV) pour passer à la propulsion électrique.

Il existe aujourd’hui trois types d’engins :

– ceux fonctionnant totalement au thermique,

– ceux dits « hybrides »,

– ceux totalement électriques. 

Si pour les balayeuses/aspiratrices de trottoir il existe maintenant des modèles 100% électriques (produits par TENNANT, entreprise écossaise, Paris en a déjà achetés 14), ce n’est pas encore le cas pour les bennes (un seul modèle existant, testé actuellement dans les Hauts-de-Seine, mais uniquement en location et un modèle hybride, développé actuellement par Renault, lui aussi en location).  Il faut donc attendre que les constructeurs avancent pour s’équiper.

Enfin il faut parler coût : les motorisations GNV sont 40% plus chères que les modèles diesel. Les modèles électriques 100% plus chers (il en faudra aussi davantage, les bennes électriques ne pouvant effectuer qu’un seul service par jour contre deux pour les thermiques), à quoi il faut ajouter le coût de la modification des infrastructures des garages pour les équiper de transformateurs électriques.

Si Paris a résolument fait le choix de l’abandon total du diesel et souhaite s’engager fortement dans l’électrique, on voit donc que cela ne pourra se faire en un jour et que cela aura un prix conséquent.