Mairie de ParisAvec Anne Hidalgo ! Pour Paris !


Avec Anne Hidalgo ! Pour Paris !

La fin du mois de mai a vu l’investiture par les militants socialistes parisiens d’Anne Hidalgo comme candidate à la fonction de Maire de Paris.

Seule candidate, le suspense n’était, il est vrai, pas insoutenable. Pourtant ce rassemblement large et l’enthousiasme militant qui l’accompagne, n’étaient pas gagnés d’avance.

Longtemps beaucoup ont douté des capacités d’Anne à relever ce challenge, et ce malgré la confiance forte et permanente de Bertrand Delanoë.

Ses premiers vrais et forts soutiens c’est dans la « jeune garde » de l’Hôtel de Ville, celle issue des élections municipales de 2008, qu’elle les a trouvés : Colombe Brossel, Myriam El Khomri, Bruno Julliard, … et ce n’est pas un hasard, d’ailleurs c’est aussi en rejoignant l’exécutif parisien en mars 2009 que j’ai rapidement été convaincu de la pertinence de ce choix et de cet engagement.

Pas facile le rôle de la Première Adjointe promise à un bel avenir ! Il faut se préparer tout en respectant sa place, qui n’est pas la première. Assumer et défendre les choix du maire tout en faisant vivre sa propre personnalité. Pas évident de s’imposer dans une fédération socialiste parisienne qui, si elle est largement en avance sur les questions de rénovation a, elle aussi, ses habitudes, ses repères, ses grands anciens, sa haute conception du débat politique et, bien sûr, ses propres immobilismes. Il faut faire ses classes dans la fédé de Paris, faire son parcours. On a dénigré son apparition soudaine au début de ce nouveau siècle, là où Bertrand Delanoë voulait renouveler le personnel politique parisien. Moqué ses fonctions au Bureau des Temps (il va faire beau ? t’as l’heure ?…) là où il s’agit en fait d’avoir une vision et une pensée globale de la Ville. Et puis une femme, belle qui plus est, est-ce vraiment une garantie de solidité pensaient certains…

Il fallait voir Anne travailler de près pour comprendre. Comprendre sa chaleur et sa hargne à défendre ses idées et les intérêts de la Ville. Il faut l’avoir vue en réunion publique sur un projet d’aménagement urbain ou sur l’aménagement des rythmes éducatifs, défendre pied à pied sa vision de Paris, sa vision du rôle de l’intervention publique.

La « révélation » je l’ai eue une nuit. Une nuit atypique à l’Hôtel de Ville. C’était pendant les Etats Généraux de la Nuit. Dans un pari un peu fou nous avions décidé d’organiser une séance nocturne et Anne avait accepté d’y participer. D’un côté Fréderic Taddéï et les professionnels de la Nuit, avec quelques riverains remontés comme des pendules, dans la salle du Conseil. De l’autre des architectes, des urbanistes, des sociologues, des étudiants, dans la Salle des Fêtes, à débattre, rêver, imaginer la Ville de demain, la Ville de Nuit.

Beaucoup auraient attendu une femme dans le premier atelier. A s’occuper de la « vie quotidienne », des « problèmes d’en-bas de chez moi ». Pensez-vous ! Une femme ! Ça s’occupe de la vie quotidienne !  Elle va s’occuper des Parisiens avant de s’occuper de Paris. On a beau être très progressiste chez les socialistes parisiens, il reste quelques bons vieux clichés macho…

Vous l’avez compris Anne était dans la Salle des Fêtes, passionnée et passionnante, à l’écoute, vaillante et pleine d’humour à 3 heures du matin passé.

Cette nuit-là j’ai compris. Anne ne se contente pas d’aimer Paris, comme tant d’autres venus d’ailleurs. Ou comme moi qui y suis né et y ai arpenté, gamin, les rues, les chantiers, les parcs, les ponts… Anne aime Paris bien sûr, mais elle veut surtout participer de la construction de Paris, de son invention permanente, de sa modernisation. Elle veut qu’on soit fier de notre Ville, que Paris innove en permanence et reste fidèle à ses valeurs forgées au cours des siècles. Anne n’a pas peur. Ni des tours, ni de la banlieue, ni des adversaires, ni d’être candidate dans un arrondissement historiquement à droite.

Après cette « révélation » tout est venu vite sur des choses essentielles pour moi. Le jeu collectif, l’attention au vivre ensemble, la pratique moderne de la vie et de la ville,  la passion de la Méditerranée, la conscience de l’histoire et de ce que nous devons aux « grands anciens ». Il faut l’avoir entendue parler de la « Nueve », ces Républicains espagnols venus libérer Paris.

En 2001, le défi de Bertrand Delanoë était de rendre à Paris à la fois son honneur et son rang. Parmi les grandes capitales mondiales, mais aussi parmi les grandes villes françaises. Comparé à Nantes, Lille ou Lyon, Paris était largement sous équipé en matière sportive, scolaire ou de petite enfance. Même d’un point de vue culturel il n’existait pas grand-chose en dehors des grandes institutions de l’Etat.

12 ans après le pari est tenu, et Paris fait à nouveau parti du peloton de tête des villes-monde. L’espace public a été embelli et reconquis.

Le défi devant nous est de construire la Ville du XXIe siècle. Une ville moderne, en réseau, pour tous, qui soit capable de se dépasser dans tous les sens du terme. Anne y est prête, voilà pourquoi elle est la meilleure candidate que nous pouvions avoir.

Pour finir, lors du lancement de sa campagne, dans la belle salle du Bataclan nichée entre la Bastille et la République, Anne Hidalgo a eu ces mots pour se définir : « Je suis profondément européenne et donc internationaliste. J’aime dépasser les frontières ». Je ne saurais mieux dire ce qui est mon propre engagement et ce que doit être notre ville-monde.

Alors résolument oui, avec Anne Hidalgo ! Pour Paris !

Crédit photo : Ludovic Piron Palliser